mardi 24 juin 2008

Allo le japonais - Sushi Bâ

Cet article fait parti d'un comparatif de livreurs de maki, california maki, temaki, futomaki, sashimi et autres sushis. Vous êtes invités à revenir régulièrement consulter les nouveaux tests. Vous pouvez également lire : le billet d'introduction expliquant l'origine du "projet".

SUSHI Bâ
Tel : 01 42 93 11 30
99, rue des Dames 75017 Paris
9, bis rue Boileau 75016
www.sushiba.com

Allo le japonais ? Je voudrais 1 temaki saumon avocat (9€), 1 maki anguille concombre (5€), 1 menu midi maki california thon cuit/avocat, maki california avocat/saumon (7,50€) et 2 sashimis saumon aux graines de sésame (10€).

  • Total de 31,50€ (sans les frais alloresto).
  • Commande à 12h44 (lundi) / annoncée 13h30 / reçue 13h15 = 31 min
Vue d'ensemble :

Sushi Bâ, temaki, maki california et anguille, sashimi sésame

Les temakis :

Temaki saumon avocat (9€) parsemé de sésame. Très bon.

Sushi Bâ, temaki saumon avocat et maki anguille

Sushi Bâ, temaki saumon avocat

Les makis :

Maki anguille concombre (5€) très correct. Rien à signaler.

Sushi Bâ, maki anguille

Les california makis :

Maki california thon cuit/avocat + Maki california avocat/saumon (7,50€) (menu midi) tous très réussis et soignés. Une bonne affaire que ce midi contenant 12 makis california. Le thon cuit peut paraître une hérésie pour les amoureux de la cuisine japonaise mais ça se laisse manger.

Sushi Bâ, Maki california thon cuit/avocat et avocat/saumon

Les sashimis :

Sashimi saumon aux graines de sésame (2x5 tranches) (10€) vraiment excellent !

Sushi Bâ, Sashimi aux graines de sésame

Sushi Bâ, Sashimi aux graines de sésame

Présentation et divers :

Le petit plus qui fait plaisir tout en étant secondaire, le petit sac contenant les sushis en jette à max.

Sushi Bâ, le sac

Impression générale :

Tout est OK, soigné, frais. Un peu trop de sésame mais d'un autre côté, j'adore ça et j'ai fait le choix de prendre des sashimis aux graines. Copieux. Coup de coeur.

Note : 9 sur 10

Lire aussi :

jeudi 22 mai 2008

Allo le japonais - Hashimoto

Cet article fait parti d'un comparatif de livreurs de maki, california maki, temaki, futomaki, sashimi et autres sushis. Vous êtes invités à revenir régulièrement consulter les nouveaux tests. Vous pouvez également lire : le billet d'introduction expliquant l'origine du "projet".

HASHIMOTO
Tel : 01 45 43 70 56
46, rue Didot 75014 Paris

Allo le japonais ? Je voudrais 2 temakis avocat/saumon (10€), 1 california maki avocat/saumon (4,5 €), 1 sashimi saumon (7,5€) et un 1 futomaki (9,80€).
  • Bonus : 6 maki california avocat/saumon et une paire de sushi saumon offert (offre spéciale via alloresto).
  • Total de 31,80€ (sans les frais alloresto).
  • Commande à 21h (lundi) / annoncée 21H42 / reçue 21h40 = 40 min
Vue d'ensemble :

hashimoto

Les temakis :

Temaki avocat saumon (10€), copieux et bon, sympa la feuille de laitue pour donner un peu de verdure.

hashimoto temaki

hashimoto temaki

Les california makis :

California maki avocat saumon (4,5 €), pas mal, un peu trop de riz. 6 m'ont été offerts.

hashimoto california maki

hashimoto california maki

Les sashimis :

Sashimi saumon (9 tranches) (7,5€), pas très copieux mais moins cher que la moyenne.

hashimoto sashimi

hashimoto sashimi

Les futomakis :

Futomaki 10 pièces (9,80€) avec saumon, thon, crevettes, radis, avocat. Bon choix d'ingrédients.

hashimoto futomaki

hashimoto futomaki

+ 2 sushis saumon très corrects qui m'ont été offerts.

Présentation et divers :

Les ramequins de sauce étaient trop petits de sorte qu'on ne pouvait pas tremper son maki !

Impression générale :

Avec 6 maki et 2 sushi offerts, c'était vraiment copieux. De plus, aucune mauvaise surprise n'a fait son apparition. Je recommande.

Note : 8 sur 10

Lire aussi :

Allo le japonais, introduction.

Si l'on devait faire un top 3 des nouvelles habitudes alimentaires parisiennes, je suis persuadée que le Maki irait se glisser sur le podium, rejoignant certainement le phénomène macaron et les barquettes de la mafia Monop/Franprix. En dix ans, une bonne partie des parigots ce sont mis à engouffrer ces petits rouleaux par série de 6 pour des raisons évidentes : facile et rapide à manger, diététique et esthétique. Car une fois passée l'appréhension du poisson cru, difficile de ne pas succomber à toutes ces petites friandises. En bref, le California Maki est aux années 2000 ce que le Kebab fut aux années 90, ou le BigMac aux années 80. L'époque Jambon-beurre mon vieu bonhomme, c'est bien du passé.

Mais si le Maki vient du Japon (ou de Corée), peut-on encore parler de spécialité japonaise quand on parle de California Maki ? Le California thon cuit/mayonnaise ou avocat/chicken ne provoquerait-il pas un Sepuku en règle chez quelques psycho-rigides de la cérémonie du thé ? Est-il vrai que seuls 10% des sushi-bars à Paris sont tenus par des japonais ? Soyons franc : le Maki franco-sino-amerloc ne respecte pas grand-chose de la culture japonaise, ce qui ne m'empêche pas spécialement de dormir, ni d'en consommer en masse tous les mois.

Et quand je n'ai pas le temps (ni l'envie) de me rendre au "japonais", je lui passe un p'tit coup de fil. C'est tellement sympa de se faire livrer ses précieux rouleaux. Tu peux reloader Facebook tranquilou et bouffer ton truc à l'algue en deux-deux, ou regarder un show merdique sur MTV genre Tila célib' et bi. Seulement voilà… lequel choisir ? Ils ont l'air tous plus louches les uns que les autres. D'ailleurs, j'ai eu la surprise d'accueillir tous les clandos de Paris sur mon palier, mais pas de japonais. Des pakis, des renois, des chinois… A qui j'ai fait monter six étages sans ascenseur (parfois dans le noir). Motivé pour gagner quelques euros le clando.

Je me suis donc lancée il y a quelques semaines dans un grand comparatif des livreurs de Maki/Sashimi et dérivés. Actuellement, cinq ont été testés. D'ici deux à trois mois normalement, nous aurons une dizaine de livreurs de poissons crus en test sur ce site et un joli tableau récapitulatif. Si vous avez des suggestions de livreurs en cours de route, n'hésitez pas à utiliser les commentaires.

Sachez juste que je ne testerai ni les brochettes, ni les soupes, car je n'y prends aucun plaisir. Vous verrez également peu de sushis, mais il me semble qu'en prenant connaissance de la qualité des sashimis et des makis, on peut en déduire la qualité de ceux-ci. Vous regretterez certainement aussi l'absence de variété de poisson. Désolé mais le thon est souvent fade en plus d'être menacé et bourré de mercure. La daurade n'est pas toujours fraiche, et le maquereau cru a un goût étrange. Seul le saumon, l'anguille grillée et la crevette ont mes faveurs. Parfois du thon cuit fera son apparition : sacrilège ultime à la gastronomie japonaise, mais ça se laisse manger, vous verrez.

J'ai également adopté une règle tout simple pour permettre une comparaison équitable sans avoir à manger toujours la même chose. Je compose un menu pour deux personnes à environ 32€. Soit un peu plus de 200 balles par personne. Voilà tout est dit ! Rendez-vous dans quelques jours pour le premier test.

California Maki Hashimoto

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samedi 10 novembre 2007

Le mardi c'est laverie

"Qui n'a pas perdu quelques heures de sa pauvre vie dans une laverie, ne peut dire avoir vraiment vécu." Tel serait ma leçon de vie si je devais enseigner quelque chose aux générations futures.

Car point d'humanité à la waschmaschine, si ce n'est quelques hypocrites bonjour/au revoir histoire de nous faire croire que nous ne sommes pas des animaux.

Mesdames messiers, bienvenue dans l'antre de toutes les mesquineries, où n'importe quelle sainte nitouche sortie de je ne sais quelle usine à cul-béni lance des regards plus noirs qu'un chat auquel on aurait ôté ses croquettes.

Nous pourrions penser qu'habitant le 8ème arrondissement de Paris, la laverie-réalité en serait changé. Certes oui, nous évitons les mamas chargé du linge de leurs 15 enfants et les crevards qui dorment sous les néons. Mais en échange, nous héritons de spécimens tout aussi extravagants. Vraiment.

Mais avant tout un bref état des lieux. Après deux ou trois mois de pourrissements textiles dans un coin exigu de notre appartement, le constat est accablant. Plus un slip à se mettre et les autres puent ignoblement. C'est mardi, l'heure de la laverie.

Le moment est à choisir minutieusement mais pas trop. Car les théories se transforment souvent en immense fiasco. Ceci dit, si vous n'êtes pas très sport, s'y rendre pendant des matchs de coupe du monde de football ou de rugby reste une valeur sûre. Hors grand évènement de beauferie nationale et si on a le malheur de compter parmi les actifs, on n'a pas vraiment le choix. Mais éviter le week-end semble tout de même être un choix rudement judicieux.

A l'arrivée, c'est souvent le drame. Plus de machine ou alors seulement la 18. "Celle qui marche mal, met deux heures à se faire, et qu'on réserve aux touristes". Tout le monde est à cran. "Vous attendez depuis longtemps ?", "Oui depuis une heure, ces abrutis squattent 8 machines à 4". Ah ? Mais qui est assez stupide pour laver 3 slips dans 20 litres d'eau et 100 grammes de poudre senteur soude ? Nos amis du Qatar, prisonniers d'une curieuse religion liberticide leur interdisant de laver leur linge à l'hôtel.

Attendre 2h30 à la laverie en patientant devant des hublots contenant un calbut et une paire de chaussette nike, franchement, c'est mon kif. D'ailleurs c'est le cas de pas mal de personne apparemment, car ce jour là, nous étions nombreux sous le scintillement des 40 néons.

La magie comportementale peut enfin opérer. Toutes les entourloupes imaginables pour piquer la machine du voisin parti faire de la monnaie. Les nouveaux arrivants squattant devant une machine bientôt cuite et auxquels il faut patiemment expliquer que tu attends depuis une heure et que ça ne va pas le faire. Les nanas complètement psychotiques qui occupent les surfaces disponibles au-dessus des hublots pour plier leur linge et ne supportant pas que tu bouges leur petite culotte pour mettre de la soude à la lavande dans ton compartiment à détergent.

Pourtant tout avait été si bien calibré ! On met le linge, le programme B, et on revient dans une heure, le temps d'une pizza Pino. Mais non. Le sort en a voulu autrement. Une machine qui se libère toutes les demi-heures et le même cirque pour le séchage. Le tout accompagné de grand soufflement, regards froids, messes basses et débuts d'ulcères grandissants.

Ainsi, le mardi à la laverie, on prend conscience de pleins de choses sur la psychologie humaine à l'échelle de madame Michu. On cherche d'abord un consensus, et on finit comme les autres : aigris, hargneux, maudissant son voisin comme un ennemi de toujours. Une grande leçon de vie, presque aussi bien que vivre dans une unité de construction à Bron. Mais ça, c'est une autre histoire.

Zut et flûte ! Je me suis encore fait doubler.

dimanche 13 mai 2007

Bienvenue chez les bourges

C’est la mode, et j’y succombe. Beaucoup de jeune gens parlent de leur « quartier populaire » sur leur blog. On y apprend pêle-mêle leur bon plan, leur sortie, leur vie sociale palpitante.

Mon « quartier populaire » à moi, c’est le huitième arrondissement de Paris. Et quel quartier !

Loic Le Meur et Thierry Ardisson y siègent, croisant Gérard Lenorman et Didier Barbelivien à la sortie des urnes. Un quartier à 75% à droite toute, à l’image des plus de 65 ans, et de notre formidable député de la quatrième circonscription, Pierre Lellouche, plus sarkozyste que l’original.

Résultats des présidentielles 2007 dans le huitième arrondissement de Paris

Pas étonnant alors d’y voir le siège de l’UMP rue la Boétie, en face des anciens locaux des Echos. A la Madeleine, Hédiard et Fauchon nourrissent nos rentiers qui se lèvent tard. Un peu plus à l’ouest, en remontant le Faubourg Saint Honoré, les voitures de police s’entassent place de Beauvau, condamnant une partie des trottoirs par des barrières et des gardes se relayant en continu pour assurer la sécurité des puissants.

Au nord, c’est le quartier des ambassades et des banques, puis le parc Monceau, un beau parc qui sent le crottin de cheval. Au sud, les Champs-Elysées ruinent des touristes consentants, quelques russkov parvenus et émirs accompagnés de fantomatiques femmes en voile noir.

Saint Philippe du Roule et Georges V en semaine, c’est le bal des costards pressés. 20 minutes chronos pour engouffrer un sandwich végétarien à 10 euros. Le week end, seule la messe du dimanche déplace nos familles nombreuses aux pullovers sur les épaules.

Le huitième, c’est les riches au pluriel. Rentiers, banquiers, carriéristes, s’y côtoient dans une ambiance « café à 6 euros ». Une formidable mixité sociale de droite en somme.

Tout ceci, vous imaginez, est drôlement émoustillant à vivre au quotidien. C’est pourquoi, pour vous chers lecteurs, j’ouvre une nouvelle section sur ce blog, la chronique du huitième. Enjoy.

samedi 14 octobre 2006

Les bourgeois sont de dangereux espions

Si vous avez l’occasion de flâner de temps à autre dans les galeries marchandes des Champs Elysées, avez-vous été assez observateur pour remarquer qu’elles abritent une bonne dizaine de boutique d’espionnage ?

Entre peaux d’animaux morts, costards à une brique et mobilier rococo, vous pourrez également acquérir de magnifiques tenues de poulet, faux pétards et autres gadgets tout aussi exaltants.

Allez comprendre…

La question est : qui est assez canaillou pour acheter ces objets de bons goûts, et comment font les proprios de ces boutiques pour survivre économiquement dans les locaux commerciaux les plus prisés de Paris. Ich will eine réponse !

Espion es-tu là ?
Espion es-tu là ?
                 
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