samedi 8 septembre 2007

Abstract wallpapers #2

Un petit mélange de divers fonds d'écran réalisés ces derniers temps. Attention, la séquence qui suit n'est absolument pas daltonien friendly et ce sont bien entendu des réductions. Si vous en voulez pour votre téléphone portable, j'en mets régulièrement à disposition sur Mosh, une plateforme communautaire d'échanges de fichiers au nom très mal choisi :

Envolée du cours du Zyrtec
Envolée du cours du Zyrtec

Psychodiagnostic psychédélique
Psychodiagnostic psychédélique

Attentat au Leroy Merlin
Attentat au Leroy Merlin

LSD + Viagra
LSD + Viagra

Languissement sur fond d'automne triste
Languiement sur fond d'automne triste

Ce mois-ci dans déco-conso, dites au revoir à vos rideaux
Ce mois-ci dans déco-conso, dites au revoir à vos rideaux

Moi y en a vouloir être hype
Moi y en a vouloir être hype

Massacre au presse-agrume

L'orangeade n'était pas fraîche

jeudi 6 septembre 2007

Army propaganda awards : Transformers prend une longueur d’avance

La scène commence au Qatar, dans un désert peuplé d'indigènes inoffensifs et d'une base américaine plein de GI et autres héros en puissance. La menace est là, nouvelles armes, piratage informatique, ennemis omniprésents. Des sujets d'une actualité saisissante, vous ne trouvez pas ?

Effectivement, si on peut qualifier ce film de quelque chose, c'est d'être tout sauf vintage. Exit les années 80, les robots-jouets et l'ambiance techno-friendly d'usage à cette époque. En réalité, les robots n'ont que peu d'importance dans le dernier film de Michael Bay. D'ailleurs, on peut dire ce que l'on veut sur la réalisation technique, mais l'esthétique est moche, surfaite, bruyante et même fouillie. Amateur de vrais robots à l'ancienne, passez votre chemin.

Le focus se fait autour de l'insipide adolescent Samuel Witwicky. Un jeune homme un peu perdu qui va vite se sentir à l'aise dans son rôle de sauveur de l'humanité. Son dicton : "sans sacrifice, point de victoire !". Eh bien, en voilà un proverbe explicite, qui résume parfaitement l'esprit du film.

L'armée de terre recrute… tel aurait pu être le slogan de cette superproduction militariste qu'est Transformers. Michael Bay, auteur d'Armageddon et Pearl Harbor, remet donc le couvert à la sauce 2007 avec comme un arrière goût de guerre en Irak et de combat entre le bien et le mal. Miam !

Et pourquoi donc je vous bassine avec ce navet dont enfin plus personne ne parle ? Pour vous inciter à regarder un autre film que Stéphane m'a fait découvrir. Short circuit est l'exact contraire de Transformers. Effet spéciaux supra cheap, acteurs principaux incarnés par un robot et quelques pacifistes, et une morale parfaitement anti-militariste. J'adore la confrontation entre l'univers nerd et hippie dans une ambiance année 80. Que celui qui n'a jamais rêvé de vivre avec un robot dans une communauté de beatnik me jette la pierre. Tout compte fait, je sens la lapidation en règle, je sais pas pourquoi.


Short Circuit - John Badham - 1986

mardi 10 juillet 2007

Les générations et la campagne présidentielle, ma petite théorie à la con.

Bien ! Je vous ai présenté les générations X et Y, et la tremblote que provoque les Y auprès de nos amis les entrepreneurs. Il est temps que vous explique ma petite théorie.

J'ai en effet essayé de corréler cette théorie avec les résultats des votes aux présidentielles 2007. Flash Back… lorsque j'ai écrit ce petit pamphlet sur les sondages de vote de nos anciens au scrutin présidentiel, je n'étais pas spécialement étonnée au final que les +65 votent massivement à droite. Ça paraissait cliché, mais c'était quand même loin d'être un scoop. Il me manquait par contre les raisons, et même si vous chers lecteurs avez essayé de m'aiguiller, je suis désolée de vous apprendre que nous avons tout de même bien piétiné sur cette enquête, comme les dizaines d'autres blogs ayant relayé l'info.

Et puis un lecteur m'a gentiment laissé un article sur cette fois-ci les sondages à la sortie des urnes. C'est alors que mes premiers soupçons sur notre précédente théorie s'intensifiaient. Effectivement, les vieux n'étaient pas les seuls à avoir voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy, les 25-34 étaient également de la partie.

25-34 ans, ça ne vous rappelle rien ? Mais bien sûr ! Ne serait-ce pas à quelques unités près nos petits camarades de la génération X ?


Et hop ! Un petit schéma pour résumer le tout.

Générations Strauss et Howe rapportéesa aux résultats du second tour des présidentielles 2007 en France

Nous avons donc sur la première ligne les 4 générations susceptibles d'avoir voté aux dernières élections présidentielles et sur la deuxième ligne, nous avons les résultats de vote par tranche d'âge, rapporté à leur date de naissance. La timeline c'est bien sûr l'année de naissance de nos générations et tranches d'âge. Ainsi, les 25-34 sont nés entre 1973 et 1982, et ainsi de suite.

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir ?
On dirait bien, si l'on se fie à la classification Strauss et Howe et la thèse générationnelle, qu'il y ait comme une concordance de fait.

Le vote, à droite comme à gauche, suivrait assez distinctement les changements de mentalité entre génération, et ceci de façon relativement nette. On peut même considérer que les tendances s'inversent entre génération. Autre fait amusant, si l'on s'en tient à cette théorie, les générations minoritaires voteraient plutôt à droite, tandis que les majoritaires seraient tentées par la gauche. Un fait assez connu des historiens, les mouvements révolutionnaires sont généralement possibles quand ils sont portés par un groupe majoritaire. A l'inverse, être dans un groupe inférieur en nombre, c'est l'assurance d'échouer face à la classe dominante. D'ailleurs, les révolutions de la fin des années 60 se sont produites majoritairement dans les pays où le baby-boom avait eu lieu. Pays avec lesquels nous sommes de ce fait étrangement liés par la thèse générationnelle.

Un petit mot pour les quelques visiteurs qui se perdraient ici et s'exaspèreraient de la non exactitude de mes propos. Certes, la classification Straus et Howe est américaine, mais je n'ai pas trouvé de classification française très claire, hormis celle de Jean-Luc Excousseau. Le soucis c'est qu'elle ne parle plus de génération silencieuse, baby-boomer, X et Y, mais de génération "Héritage", "Naturel", "Réseaux" et "Mosaïque". Par soucis de compréhension, j'ai préféré ne pas partir sur une nouvelle théorie.
Au final, prenez la quasi-totalité des classification générationnelle et collez-les au résultats des dernières présidentielles, et vous tomberez sur les mêmes schémas.
N'oubliez pas également qu'il s'agirait seulement de "tendance". Je ne cherche pas à dire que tous les ressortissants d'une génération voteraient pour untel et ainsi de suite. Je précise car nous sommes sur un blog, et que le propre du blog est d'inciter des visiteurs souvent anonymes à balancer quelques ânneries sans lire les petites notes en taille 1 en bas des billets.

lundi 9 juillet 2007

Du côté de chez France…

Une fois n'est pas coutume, un petit billet perso pour vous faire partager ma vie… trépidante.

Donc ! Je ne travaille plus chez Visiware depuis fin juin. J'ai déjà longuement remercié mes ex-collègues mais j'en remets une couche ici. Et merci pour le DVD des shadoks, le T-Shirt Nono et autre jipangueries.

Deuxième chose, je suis maintenant travailleuse indépendante. Et ma première mission s'effectue chez C|net.

Et de trois ! Prochainement nous montons une société. Le concept n'est pas tout à fait nouveau, c'est juste que nous reprenons int13 production sur de nouvelles bases, en essayant de mettre à profit ce que nous avons appris durant 5 ans. Nous nous orientons vers la création de jeux "next-gen" sur téléphones portables dernier cri. Editeur ? Développeur ? Sous-traitant ? Un peu de tout ça. Nous continuerons à éditer nos propres jeux, mais nous ferons aussi appel aux opérateurs et autres distributeurs pour les éditer selon les cas. Nous sommes aussi ouvert à la sous-traitance si elle nous permet d'exploiter notre bibliothèque maison et nos moteurs de jeux existants.

Si vous êtes intéressés par le projet n'hésitez pas à me contacter (france – at - int13.net).

Une dernière petite anecdote surprenante pour les gens qui me connaissent, j'ai porté une robe au mariage "thaïlando-martinico-banlieusard" de Nicolas Meylan. Je sais… les choses changent.

Un grand moment de solitude au mariage de Nicolas Meylan

Tout ça c'est à cause de la soupe aux asperges et crabes en boite, moi j'dis.

jeudi 7 juin 2007

Génération Y, le cauchemar des RH

En cherchant de l’info sur les X et Y, je suis tombée sur plusieurs sites de ressources humaines faisant état du « problème » des Y. J’ai ri tellement je me suis reconnue dans leurs descriptions.

Commençons par Benjamin Chaminade. Il définit l’entrée des Y dans le monde du travail en 7 points. Deux extraits :
    La fin des réunions : Ecrire un email est déjà trop long, […]. Impatients dans leur langage, ils n’attendent pas un changement lent et régulier mais instantané ! Une réunion sera considérée comme improductive si elle dure plus de 15 minutes. « Quoi ? Encore une réunion aujourd’hui ? Pourtant nous nous sommes vus à la machine à café ce matin ! »

    La fin des questions : Mettons cela sur le compte de l’arrogance de la jeunesse mais il devient difficile d’avoir une oreille attentive tant ils sont sûrs d’avoir déjà la réponse. En réalité, il y a de fortes chances qu’ils aient effectivement la réponse. Une newsgroup, un forum ou un tchat online aura suffi. « Non boss, je ne suis pas d’accord, selon l’étude de l’ADEME, que j’ai trouvée sur le forum cyberacteur, l’électricité est le moyen de chauffage le plus polluant ! »

J’ai beaucoup aimé également les inquiétudes des rédacteurs de cadresonline.com. :
    Et bien entendu, la culture et les comportements de ces jeunes déroutent les recruteurs et dérangent les DRH. Un malaise profond et mal vécu par nombre de professionnels des ressources humaines, qui tentent, tant bien que mal de s'adapter.

Quant à la toile des recruteurs, même combat :
    Bref, la génération Y désire des conditions de travail sur mesure : horaires flexibles, formation continue, année sabbatique, congés familiaux, garderie en milieu de travail, liberté et, surtout, autonomie. Demander autant, ça ne s’est jamais vu.

Encore un extrait d’un manager offusqué :
    Ce ne sont plus aux jeunes diplômés de devoir faire leurs preuves mais aux managers ! Par exemple, les premiers à souffrir en ce moment sont les cabinets d’audit qui ont poussés à l’extrême le système « presse citron » faisant l’apologie du stress, des délais de réaction instantanés et des horaires de travail à rallonge.

Mais encore :
    L’importance de ces critères a évolué. Si les jeunes diplômés veulent gagner de l’argent, ils attendent d’abord de s’épanouir. L’enrichissement n’est plus la première motivation comme il a pu l’être dans les années 80. Cette demande d’épanouissement demande aux managers d’être plus cool et de guider plus que de contrôler pour alléger le système hiérarchique.

Mais rassurons nos recruteurs. Les Y sont dit également plus autonome et plus prompt à travailler en équipe. Habitué dès leur plus jeune à âge à utiliser un ordinateur et les outils de communication, ils sont rapides, efficaces, et s’adaptent très facilement aux nouveaux outils.

(la suite dans un prochain billet...)

lundi 4 juin 2007

Génération X, génération Y

Parmi les tentatives de classification des être humains, il en est une que je reconnais bien sympathique, c’est la classification par génération.

Elle va dans le sens de la fracture culturelle, qui peu à peu supplante (ou complète) le concept de fracture sociale et de luttes des classes (sociales).

Les baby-boomers, ça, vous connaissez. D'après nombre de sociologues, ils mettent la société au dessus de tout. Ainsi pour nos cinquantenaires, Le bonheur s’atteindrait par le travail et la réussite sociale, mettant l'accomplissement de soi au second plan.

Mais que savez-vous des générations X et Y ?

Génération X, idéal spatial, désillusions et cynisme.

Selon Wikipedia, il s’agirait des occidentaux nés entre 1961 et 1981, mais certains s’accordent pour dire qu’en France ce serait entre 1964 et 1977 ou entre 1961 et 1978 (rien est clair pour la classification française).

Enfants, ils avaient la tête dans les étoiles. La révolution manquée de 1968 a fait d’eux des apolitiques convaincus, bien plus préoccupés par la conquête de l’espace et le progrès des sciences et des techniques.

Philippe Katerine, digne représentant des X, est l’auteur d’une chanson qui résume bien l’état d’esprit des jeunes garçons de l’époque.



A la télévision, ils ne juraient que par Albator, Capitain Flamme et Ulysse 31. Adolescent, la conscience d’être une génération minoritaire, écrasée par les baby-boomers, inhibe toute forme de révolte constructive. Touchés de plein fouet par le chômage, le SIDA, les rêves d’enfants s’envolent, l’esprit punk se généralise. No futur et tout l’toutim, qui n’aboutiront qu’à quelques échauffourrées et un sentiment d’être exclus d’avantage.

Adulte, le X est un être désabusé. Il ne croit pas en grand chose, ce sent désespérément nul et prie pour qu’il ne lui arrive rien de pire.

A partir de 1978, arrivent les Y, la génération p’tit con.

L’i grecque, c’est le p’tit frère ou la p’tite sœur du X. Face au complexe d’infériorité du frangin, il affiche une arrogance folle. Déjà, ils ont la chance d’être plus nombreux et profitent du débroussaillage des X. Ils ne croient en rien, même à 8 ans. Ils tiennent tête, se moquent des adultes, sont canaillous comme pas deux.

Pour moi, c’est la génération South Park. On peut se moquer de tout, dans l’excès et avec la ferme intention de ne s’attacher qu’à une seule idéologie, celle de n’en avoir aucune. Dérision est le maître mot de cette génération nourrie aux mangas débiles dont ils reconnaissent aisément leurs bêtises avec une franchise et un recul à faire trembler les X. Le cynisme dépressif des X se fait alors surpasser par tant de désinvolture tranquille.

Alors les vieux, prêt à affronter la génération Y ? Que peut-on espérer de cette génération de cancrelats ? La suite bientôt sur ce blog...

dimanche 3 juin 2007

Volem rien foutre al païs

Ou un documentaire au titre évocateur pour un pur moment de rafraîchissement intellectuel. A travers ce voyage entre diverses communautés vivant en quasi auto-gestion, Pierre Carles tente de nous démontrer que le travail et la consommation ne sont pas les ultimes buts de chaque être humain.

Un sujet particulièrement sensible, puisque tous les représentants politiques et syndicaux sont bien tous en accord sur un point : le chômage est un fléau, il faut en conséquence donner du travail à tout le monde. D’autres plus aventureux invoqueront le but ultime de cette religion : relancer la croissance par la consommation. Travaillons à tout prix pour gagner de l’argent, dépensons-le en consommant des biens ou services futiles, ou encore mieux, endettons-nous pour consommer. Question simple : êtes-vous sûr de sortir gagnant de ce système ? Pourquoi alors ne pas changer de vie ?

Pour compléter ce qu’expose ce film, voici quelques idées en vrac.

Tout d’abord ne pas travailler ne veut pas dire être inactif. Cela a bien été démontré dans le documentaire. Il me semble important d’apprendre à s’occuper autrement que par un travail salarié et développer constamment de nouvelles compétences pas forcément utile pour le monde du travail, mais pour soi.

C’est amusant d’ailleurs de constater que les travaux manuels ont disparu progressivement de l’école pour laisser une plus grande place à des disciplines beaucoup plus abstraites.

Pour apprendre à être autonome, rien de tel pourtant d’être un touche à tout, et d’être au moins capable de construire soi-même quelques meubles, voir sa maison ou encore faire pousser quelques légumes. L’autonomie, ça semble décidément aussi ringard que ma digression sur ce documentaire.

D’ailleurs, encore une parenthèse. Dernièrement, Ségolène Royal faisait part d’un témoignage d’un homme qui se levait tous les matins en laissant entendre à son fils qu’il se rendait au travail, alors qu’il était au chômage,. La réponse à ce genre de cas doit-elle forcément être une offre d’emploi ? Ou bien peut-on imaginer que nous changions de mentalité ? Finalement, quel mal y a-t-il à ne pas travailler ? Avant que ce brave homme retrouve un emploi, je me poserais d’abord la question de la culpabilité. Pourquoi est-ce si honteux, et d’où son fils tire l’idée que son père est un raté s’il n’a pas de travail. Nous devons réformer notre façon de voir et de vivre le travail, cela me semble pourtant une évidence.

Une chose m’angoisse constamment. Imaginez-vous vous réveiller un jour, faire un constat sur votre vie, et vous rendre compte que ce que vous avez accompli dans votre parcours professionnel, ça ne rime à rien. Vous vous fichez éperdument de ce que les différentes entreprises dans lesquels vous avez travaillé ont pu devenir, et de toute façon, vous n’étiez pas un décideur. Et puis votre travail n’était pas intéressant. De plus, le jour de votre départ, seuls quelques collègues sont restés pour le pot. Depuis vous n’avez pas de nouvelles.

Ma vision est que l’idée comme quoi nous devons travailler à tout prix pour vivre est un concept bien aliénant. Ça ne mène individuellement à rien. Il me semble pourtant admis qu’à choisir entre faire un boulot de con, même bien payé, ou laisser faire une machine à notre place, le choix est vite fait. Je pense ici aux caissières de je ne sais plus quel supermarché qui souhaitaient garder leur emploi. On comprend tout à fait qu’elles aient besoin de vivre, mais enfin c’est peut être aussi le moment de faire un travail un peu plus enrichissant non ?

La liberté de disposer de son temps n’a pas l’air d’être une idée à la mode. Personnellement je pense que c’est la seule vraie liberté, et le seul moyen d’accéder à l’accomplissement de soi, et donc au bonheur.

Bien sûr, une partie d’entre vous va trouver ça ringard, ou bien « d’un autre temps ». « Les barbus-chevelus qui se la coulent douce en Ardèche, on a bien vu que ça ne marchait pas ». (Surtout toujours répondre à ce genre de questionnement anarco-bolchévique par quelques poncifs qui prêtent à rire, ce n’est pas très argumenté mais ça marche).

Mais quoi que vous pensiez des communautés agricoles et autres expériences autogestionnaires, je reste intimement persuadée d’une chose, c’est que je ne serais jamais heureuse dans ma petite vie de salariée à faire des GIFs animés pleins de lapins turquoises. Et ça me parait bien moins idiot d’occuper son temps à construire sa propre maison et cultiver son champ.

A ce moment de votre lecture, vous vous dites sûrement que ma logorrhée est pleines de lapalissades et de niaiseries, et que le p’tit vin italien enfilé après ma vision de ce film au MK2 Beaubourg (un cinéma qui s’évertue à passer tous les films ovnis en semaine à 11h du matin, rendant leurs visions totalement inaccessibles aux travailleurs lambda) m’a décidément bien tapé sur le système.

Je vous réponds par une autre idée bien simpliste mais tellement importante à garder en tête : on n’a qu’une putain de vie. Et cette année c’est sûr, j’entreprends quelque chose de différent. Affaire à suivre…



vendredi 4 mai 2007

Mais qui va voter Sarkozy en masse ?

L’excellent Big Bang Blog a fait une découverte des plus intéressantes. Sur toutes les tranches d’âge analysées, seul les + de 65 ans votent majoritairement Sarkozy.

Observez-bien ce tableau. Autant les moins de 65 ans tout âge confondu sont relativement uniformes quand à leur intention de vote, autant les seniors sont net et précis quant à leur choix.

les 65 ans et plus votent majoritairement Sarkozy

Mais qui sont les seniors et pourquoi votent-ils Sarkozy ?

Si on écoute les lieux communs, les gens qui votent à droite seraient entre autre des ex-soixante-huitards enrichis et revanchards, ou autrement dis, les premiers baby-boomers. Là, cette théorie ne tient pas. Les 18-25 de 1968 sont contenus dans les 50-64 ans de 2007.

Ils avaient donc entre 26 et 66 ans en 1968. Tout au mieux, ils faisaient partis des ouvriers en grève, mais il y a fort à parier qu’ils votaient déjà à droite. Peut être faisaient-ils donc déjà parti de la vieille France, celle qui ne voulait pas que les choses changent, et qui balisait sévère face une jeunesse en effectif renforcé. Car d’une part, le baby-boom a fait exploser les chiffres de natalité, mais en plus de cela, les générations antérieures avaient décrus suite à la guerre de 39-45.

Théoriquement, ils ne sont donc pas très nombreux. C’est le fait que leur vote soit à ce point orienté qui fait que la France bascule à droite.

Plus étonnant encore, c’est la seule génération qui a vécu l’occupation en France, la guerre à domicile. Pourquoi choisir alors un candidat qui visiblement a tendance à polémiquer et semble avoir envie d’en découdre assez régulièrement ?

Moins étonnant par contre, notez que ce sont les retraités qui finalement appellent à "travailler plus pour gagner plus". Cette situation est particulièrement ironique, ce sont ceux qui ne travaillent plus ou qui n'ont jamais travaillé qui veulent que la France travaille d'avantage !

Quelques pistes pourraient nous aider à comprendre ce comportement. D’abord et toujours, le thème de l’insécurité, mais peut être aussi que les seniors ont d’avantage d’argent et de biens (je ne pense pas). Peut être pensent-t-ils qu’avec le père Nico, tout ceci restera leur et qu’avec la môme Royal, les chars russes rentreront dans Paris pour leur prendre leurs biens. Ou peut être parce qu'ils estiment qu'ils ont souffert en travaillant dans des métiers bien aliénants, et que finalement, ça nous fera pas de mal de subir le même sort.

A vrai dire je ne sais pas bien, mes deux grands-pères ne sont pas représentatifs et votent Royal.

Vote réac’ ? Vote individualiste ? Vote de peur ? Ou vote très mûrement réfléchi avec tout un tas de tenants et aboutissants ? N’allez pas me faire croire tout de même que tous les + de 65 ans sont des experts en économie et qu’ils ont pris leur décision après avoir analysé très précisément toutes les propositions, les jugeant plus raisonnables pour venir à bout de la dette. Cette théorie ne tient pas, il n’y a pas plus d’experts chez les seniors que chez les jeunes.

Quelque soit la réponse (et je vous invite à en débattre), une chose est sûre, certains thèmes visent clairement à séduire cet électorat stratégique pour la victoire.

Oui, comme vous, j’ai été étonné de voir débarquer tout d’un coup une mesure du camarade Sarko pour renforcer la recherche sur Alzheimer. La cause est noble, les raisons sont par contre plus suspectes. Il en va de même pour les droits de succession, la revalorisation des petites retraites et autres appels du pied en direction de nos anciens.

Alors ? A quand la défiscalisation des chocolats amers pour gagner les présidentielles ?

J’invite d’ailleurs les candidats à organiser pour 2012 leur débat plutôt entre 16h et 18h. Avant c’est impossible, votre électorat fait la sieste. Et à 18h05, n’oubliez pas qu’il y a question pour un champion, sacrilège.

Sarkozy versus Julien Lepers

jeudi 3 mai 2007

Stupides métaphores sur le sport

Bon dieu de bon sang qu’est-ce que vous avez tous avec le sport ! Depuis quelques semaines, c’est la nouvelle mode, chaque battement de cils de blanche neige et du p’tit nain a droit à sa parabole sportive. Du « essai transformé pour Royal » au « Sarkozy a gagné le match aller, Royal arrive à bout du match retour » sans oublier le « Bayrou voulait être le champion du match, il n'en sera que l'arbitre » tout le monde à le droit à son p’tit commentaire à la Thierry Roland.

Sur la même lignée, fallait voir les commentaires des pipoles lors du dernier meeting de Sarko à Bercy. Impossible de me souvenir des formules exactes, mais en gros, la « finale » doit se jouer entre les deux premiers, on ne dispute pas de match avec le troisième avant d’affronter son adversaire… Et j’en passe.

Alors c’est bien mignon tout ça, mais faudrait pas confondre une élection aussi naze soit-elle avec un match de foot. C’est complètement hors de propos, c’est de la pure paraphrase vide de sens, sauf si on tend à dire que ce scrutin n’est qu’un jeu. (Après tout, si telle est votre opinion...)

Evidemment, Yves Threard, le schmurtz de N’ayons Pas Peur Des Mots sur iTélé, aime bien lui aussi les paraboles toutes moisies. Pour lui Royal joue à l’italienne, comprendre qu’elle slalome entre les questions, tandis que Sarkozy joue à l’anglaise. Merci Yves, grâce à toi on a fait un grand pas dans l’analyse politique ce soir là.

Yves Threard
Yves Threard, la crème du journalisme français

Pourtant dans l’esprit, ça aurait pu faire un bon sketch de beauf toutes ces répliques là. Un genre de compilation de blague façon Pif Poche mais qu’avec du foot et des présidentiables. J’aurais bien vu Bigard le jouer. Sur que dans l’histoire, Royal aurait pris un ballon dans le cul, et Bayrou perdu sa savonnette dans les douches. Et bordel on aurait ri. Oh ça oui. J’en pleure tellement c’est à se fendre la gueule.

Bref, l’effet moundial, ça dure pas que pendant le mondial apparemment. C’est un peu comme la chtouille, une fois que tu l’attrapes, c’est pour la vie.

Journalistes ! Rendez le football aux footballeurs !

Mai 68, Jean-Claude Seine

lundi 15 janvier 2007

Sarko hoho, c'est bien que du pipo

*Edit :* je remonte le sujet car cher visiteur tu n'as pas le choix.
Il faut que tu vois ça.

Populisme quand tu nous tiens !

Pour finir la semaine je vous propose une musique façon "Star Academy" saupoudrées de quelques paroles burlesques et de très subtiles rimes en "O" et "I" sous forme d'une petite vidéo premier degré pour la campagne à l'américaine de notre con-patriote Nicolas Sarkozy (yyyyy).

En bref, un chouette concentré de serrages de main, sourires forcés, drapeaux frônçais et délires du musicos Nicolas Luciani qui carbure un peu trop à la coco ces derniers temps.



Et je me la joue grand prince puisqu'en prime, je vous balance les paroles, comme ça, sans copyright ni rien (Faut pas déconner non plus).

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